Livres

 

[Accueil] [Bibliographie] [Livres] [Entretiens] [Littérature jeunesse] [Photos] [Peintures] [Liens]

 

                                                     Dernière parution 

Le Grand Prix Littéraire de l'Afrique Noire

La lauréate du Grand Prix Littéraire de l'Afrique Noire, décerné le lundi 5 décembre dernier par l'Association des Ecrivains de Langue Française au titre de l'année 2005 est: Véronique TADJO, romancière et peintre d'origine ivoirienne, pour Reine Pokou (aux Editions Actes Sud). La cérémonie de remise du prix se tiendra le 18 mars 2006 à Paris à la Présidence du Sénat.

                                                                                                    

Reine Pokou

Concerto pour un sacrifice

Résumé  

Selon la légende, Abraha Pokou, reine baoulé ,duts’enfuir avec ses partisans hors de Kumasi, la capitale du puissant royaume Ashanti à la suite d`une guerre de succession. Au cours de l`exode, les fugitifs furent arrêtés par un grand fleuve qui leur barrait la route. Pour sauver son peuple, Pokou donna son enfant en sacrifice. Les fugitifs purent alors  traverser le fleuve. Ils s`installèrent sur un nouveau territoire, devenu aujourd’hui la Côte d’Ivoire.

Prologue

 La légende d’Abraha Pokou, reine baoulé, m’a été contée pour la première fois quand j’avais autour de dix ans. Je me souviens que l’histoire de cette femme sacrifiant son fils unique pour sauver son peuple avait  frappé mon imagination de petite fille vivant à Abidjan. Je me représentais Pokou  sous les traits d’une Madone noire.

Plus tard, au lycée, je retrouvai le récit du sacrifice, mais cette fois ci dans mon livre d’histoire. Un petit encart dans le chapitre sur le royaume Ashanti au 18ème siècle, expliquait que l’exode de la reine et de ses partisans, à la suite d’une guerre de succession, aboutit à la naissance du royaume Baoulé. Abraha Pokou prenait ainsi la stature d’une figure historique,  héroïne-amazone conduisant son peuple vers la liberté.

Pokou grandit en moi. Je lui donnai un visage, une vie, des sentiments.

Plusieurs décennies plus tard, la violence et la guerre déferlèrent dans notre vie, rendant brusquement le futur incertain. Pokou m’apparut alors sous un jour beaucoup plus  funeste, celui d’une reine assoiffée de pouvoir, écoutant des voix occultes et prête à tout pour asseoir son règne.

Pokou encore, sous d’ autres traits, dans d’autres temps, comme si la légende pouvait être contée à l’infini, revisitée maintes fois pour tenter de résoudre l’énigme de cette femme, de cette mère qui jeta son enfant dans le fleuve Comoé.

Véronique Tadjo. Reine Pokou.  

¤¤¤ 

 

horizontal rule

[Accueil] [Bibliographie] [Livres] [Entretiens] [Littérature jeunesse] [Photos] [Peintures] [Liens]